Entrevue Romain DANZÉ

C'était l'une des grandes priorités de ROUGE Mémoire en 2012, voici l'entrevue de Romain Danzé. Le numéro 29 du Stade Rennais FC revient sur son parcours en Rouge et Noir dans une période où son avenir à Rennes reste flou. De son arrivée au centre de formation en 2001 jusqu'au terme de la saison 2011/2012, le natif de Douarnenez raconte les souvenirs marquants de sa carrière rennaise. Il revient aussi plus généralement sur le football international et sa relation avec les fans.



"Benoît Costil a arrêté un but marqué par Yoann Gourcuff !"

Quand et comment débutes tu dans le foot ?

À l’école de football à 5 ans dans un petit club où mon père joue à Gourlizon. Au fil des années, le niveau monte et j’arrive en 1999 au Pôle Espoirs de Ploufragan. Dans ma promotion, il y avait Yoann Gourcuff, Sylvain Marveaux et Frédéric Sammaritano chez les joueurs nés en 1986. Chez les 1987, il y avait notamment Fabien Lemoine. J’avance petit à petit et la suite logique est la signature au Stade Rennais à 15 ans.

Ton arrivée au centre de formation du Stade Rennais FC, qu’est ce que cela change pour toi ?

Le plus important c'est qu'on représente le SRFC, on est affilié à un club professionnel pour la 1ère fois. La compétition arrive car quand on est à Ploufragan, on rentre le week-end pour jouer dans son petit club. Là, on défend le maillot du Stade Rennais tous les week-end. C’est le club phare de la Bretagne et d’y signer était une étape très importante et une fierté !

En 2004, le parcours en Gambardella s'arrête contre Nancy en quart malgré les Marveaux, Gourcuff, Mvuemba ou Sow ?

C’était ma première année de Gambardella avec les générations 1985 et 1986. Certains l’avaient gagné l’année d’avant au Stade de France. Je n’avais pas une place de titulaire parce qu’il y avait meilleur que moi. Je jouais quelques bouts de matchs comme contre Nancy où je suis rentré en fin de match. C’était une déception car c’était un quart de finale à domicile. Il me semble que Nancy n’avait pas été forcément meilleur que nous. Malgré tout, on avait battu une belle équipe de Lille en 8ème de finale avec les Cabaye, Debuchy, Mirallas notamment. Après cette déception, on se disait que l’année suivante serait la bonne pour les ’86. Mais en 2005, ça ne l’a pas fait car on est tombé contre le mur Benoît Costil. On avait perdu contre Caen en 8ème et Costil avait fait un match extraordinaire. Pelé avait dit qu’il avait marqué un but que Gordon Banks avait arrêté et bien Costil il avait arrêté un but de Yoann Gourcuff. Aujourd’hui, il s’amuse à nous raconter ce match là...

Le Centre de Formation c'est aussi ta blessure aux croisés en 2005/2006. Comment, tu as vécu ça ?

C’est arrivé lors de ma dernière année de CFA, ma deuxième année de contrat stagiaire. Je me pose beaucoup de questions car c’est la dernière année que le contrat pro s‘obtient. N’ayant fait que 6 mois, je m’interrogeais durant la convalescence : prendre des risques et aller plus vite que la cicatrisation pour avoir le contrat pro ou alors prendre son temps pour revenir frais et dispo en fin de saison ? Après beaucoup d’inquiétude et de réflexion, j’avais opté pour la patience et ça a payé.

Contrat professionnel : "Le facteur est passé le 30 avril, dernier délai"

Le 2 mai 2006. Un grand jour pour toi avec ton contrat professionnel. Tu t'y attendais ?

Il faut savoir que la loi oblige les clubs à avertir les joueurs de leur proposition de contrat professionnel avant le 30 avril. Le facteur a sonné chez moi le 30 avril pour me déposer un recommandé avec le contrat professionnel à l’intérieur. J’étais très heureux, tous les efforts de ma jeunesse se sont concrétisés ce jour là.

Ton premier match à Lille en octobre 2006 en Coupe de la Ligue, quel souvenir en as tu ?

C’était le deuxième match du Stade Rennais en Coupe de la Ligue cette saison là. On sait qu’à Lille, ce n’est jamais évident d’aller y gagner. Pourtant, on s’y est imposés (NDLR : 0-2 en prolongations), j’étais titulaire en milieu droit et ça c’était bien passé au sein d’une équipe rajeunie. Ce soir là, j’avais sûrement dû donner des garanties puisqu’on m’a redonné ma chance dans les mois qui ont suivis. C’est un bon souvenir car forcément dans l’avant-match je me dis que je n’ai pas trop le droit à l’erreur. Il faut être bon là car je savais que je n’aurais pas beaucoup d’autres chances de prouver. J’étais très stressé, je l’avais appris le matin même. Pierre Dréossi m’avait appelé à l’hôtel pour avoir un rendez-vous où il m’a expliqué que j’allais jouer. C’était parti, je me suis dit : "à moi de jouer et de prouver que j’ai ma place."

Te souviens-tu que lors d’un de tes premiers matchs, tu fais un grand pont sur Gaël Givet ? Pourquoi n’utilises tu pas plus cette arme ?

Je m’en souviens bien c’était à Monaco et pas mal de joueurs m’ont chambré là-dessus ! Ils me disaient que j’étais capable de faire ça à Gaël Givet alors pourquoi pas aux autres. Avant, je ne jouais pas derrière donc je pouvais me permettre quelques dribbles et si ça passait pas ça ne créait pas trop de danger.

Peux tu nous raconter Pierre Dréossi comme coach ?

Il faut savoir qu’il n’était pas présent à tous les entraînements car il avait énormément de boulot comme manager. Il déléguait beaucoup à ses adjoints Michel Sorin et Philippe Redon. Il avait un bon rapport avec les joueurs, il s’appuyait beaucoup sur les cadres de l’époque. J’ai de très bons souvenirs de cette année là. En plus, on avait fait une super saison.

Rennes-Toulouse 2006/2007 : "pas loin d'être mon plus beau souvenir au Stade Rennais"

27 janvier 2007. Premier but contre Valenciennes (1-0). Qu'est ce que tu ressens à ce moment là ?

Un excellent souvenir. C’est ma première titularisation à domicile sur ce match là. Je marque à la 6ème minute de jeu sur un super boulot de Jimmy Briand. Marquer, surtout à Rennes, devant le kop et voir tous ces gens heureux, ça m’a libéré pour faire un bon match et donner la victoire à l’équipe.

En fin de saison, tu joues un Rennes-Toulouse (3-2) d'anthologie. Tu peux nous le raconter ?

’était lors de la 33ème journée, on était à la lutte avec Toulouse pour les places européennes. C’était un match fou avec plein de monde au stade et un but incroyable d’Achille Emana du milieu de terrain. On marque à 5 minutes de la fin dans une ambiance de fou. Franchement, c’est un de mes plus beaux souvenirs Route de Lorient. C’était ma première saison, j’étais jeune, le stade faisait un bruit énorme et la victoire au bout. Je pense que c’est même pas loin d’être mon meilleur souvenir au Stade Rennais.

2006/2007 se termine par le nul contre Lille (1-1) et la Champion’s League qui s'envole. Comment as tu vécu cela avec le groupe ?

J’ai joué ce match là et j’étais sorti à la 73ème pour laissé entrer Sylvain Marveaux. John Utaka marque dans la minute suivante. Je me rappelle, j’étais à côté de Christophe Revault sur le banc. On se disait : "c’est bon, on la tient cette qualification en Champion’s League" et puis non… sur cette tête de ce satané Fauvergue. Ce jeune est rentré là plein de folie, il courrait dans tous les sens et il marque le but comme si c’était la finale de la Coupe du Monde alors que ses partenaires avaient déjà la tête aux vacances. C’est le ciel qui nous tombe sur la tête !

En 2007/2008, tu délaisses ton numéro 12 pour le 29. C'est plus qu'une anecdote pour toi ?

Oui ! Etienne Didot avait le 22 pour ses Côtes d’Armor donc j’ai pris le 29 pour mon Finistère.

"Une grande fierté de porter le brassard du Stade Rennais !"

**2007/2008 : tu ne fais pas partie des plans de Dréossi en début de saison… **

Je me rompt les ligaments croisés de l’autre genou dès mon premier entraînement en stage à Carnac. J’avais fait le tournoi de Toulon avec les Bleuets en fin de saison précédente et du coup, j’avais repris directement à Carnac. Cette blessure arrive sur un appui sans que je puisse me l’expliquer.

Guy Lacombe débarque en décembre 2007. Sous ses ordres, tu termines la saison comme titulaire lors des 6 derniers matchs...

À son arrivée, je suis blessé et je le découvre lors de mon premier entraînement de reprise. On fait une fin de saison de fou et les résultats sont pour nous avec une série d’invincibilité de 6 matchs pour finir et la qualification en Intertoto à la clé.

En 2008/2009, tout débute par un voyage exotique à Simferopol et une interminable séance de tirs aux buts. Souvenir ?

Voyage en Crimée, paysage assez particulier, il y faisait très très chaud et notamment dans un hôtel sans climatisation. La coupe d’Europe dans tous ses états ! Il y avait plus de militaires dans le stade ce jour là que de spectateurs et une séance de tirs aux buts qui se termine à 9-10. Je marque mon tir au but avec de la chance, ça passe mais assez miraculeusement. Dans le vestiaire, c’était le ouf de soulagement avec une hâte de rentrer à la maison car on était très loin de chez nous.

En Ligue 1, l'équipe enchaine une série record de 18 matchs sans défaite. Comment on vit cette invincibilité ?

Dans cette équipe, il se dégageait une force. Plus les matchs avançaient et plus on était confiants. Je me rappelle qu’à chaque causerie, Guy Lacombe affichait la suite de matchs d’invincibilité sur son paperboard en ajoutant des N pour les nuls et des V pour les victoires. Je ne me souviens même plus où s’est interrompue la série (NDLR : à Lille 1 à 0 le dimanche 18 janvier 2009). Je pense que cette série a forgé le groupe et nous a donné confiance pour la Coupe de France avec ce parcours jusqu’en finale.

"Le plus beau jour de ma carrière et le plus mauvais en même temps."

Tu n'est toujours pas fixé à un poste et tu navigues entre latéral gauche ou droit et milieu droit. Comment, tu vis ça ?

Guy Lacombe aimait bien me faire jouer au milieu. À cette époque là, c’est une force pour moi car je suis jeune et ça me permet de jouer beaucoup de matchs. Dès qu’il y a une place, il me met sur le terrain et tant que je joue, je suis très content.

Cette saison là est marquée par la finale de Coupe de France. 3 ans plus tard, qu'en gardes tu ?

C’est le plus beau jour de ma carrière footballistique et c’est le plus mauvais en même temps. Le plus beau jour jusqu’à la 70ème minute de jeu. Globalement, je ne me souviens pas trop du match avec une qualité de jeu pas très bonne. C’était pas un grand match de foot et moi-même, je n’avais pas fait un très bon match.

En 2009/2010, tu connais ton 3ème coach, Frédéric Antonetti qui, lui, te fixe comme arrière droit. Comment cela c'est décidé ?

Il m’a expliqué que dans son schéma tactique, les ailiers du milieu sont des attaquants. Avec Guy Lacombe, je jouais à ce poste du milieu mais de façon plus défensive. Il m’explique cela et qu’il préfère me faire jouer défenseur et que je ne jouerais plus un cran au dessus. C’est le choix du coach donc je le respecte. D’autant plus que Pierre Dréossi m’avait fait joué à ce poste là et Guy Lacombe aussi. C’est un poste qui me plaît et qui correspond au mieux à mes qualités. Au fil des matchs, je m’y fais et j’apprends les petites ficelles du poste. Frédéric Antonetti me demande avant tout une solidité défensive. Ensuite, dans son schéma de jeu, les latéraux touchent énormément de ballons et sont au départ de beaucoup d’actions. Il demande aussi de jouer juste, de perdre un minimum de ballons, d’essayer de jouer vers l’avant dès que l’occasion se présente et de monter pour apporter le surnombre quand le jeu le demande.

2010/2011 c'est ton but magique contre Toulouse qui envoie le Stade en tête du classement de L1.

Ce match là est sur Canal le dimanche soir à 21h et je me rappelle qu’il tombe des trombes d’eau. Le match est mal embarqué parce que Toulouse joue très bien comme souvent Route de Lorient. Ils gardent bien le ballon et nous ne sommes pas très bons ce soir là. Avant la mi-temps sur une action, je ne sais pas trop pourquoi je tire dans cette position. Habituellement, je centre et là je tire et elle va dans la lucarne. Il y a des moments comme ça où on ne sait pas trop ce qu’il nous arrive. Je ne sais pas pourquoi je tire et je ne sais pas non plus pourquoi elle est allée se loger là...

Quevilly : "on n'est pas là à partir du moment où l'on a marqué"

En fin de saison, l'équipe peine avec 1 succès lors des 10 derniers matchs, tu as une explication à ça ?

Je crois que l’on a fait 30 journées sur le podium. Mais finalement on manque sûrement de fraîcheur physique et on avait eu énormément de blessés. Beaucoup de jeunes dans le groupe ne connaissaient pas forcément ce niveau là et ont terminé la saison à bout de souffle. Les scénarios sont souvent contre nous avec des exclusions en 1ère mi temps, des buts casquettes et des penaltys limites. Quand ça ne marche pas, on rentre dans une spirale négative dont il est difficile de se sortir et la saison se termine là-dessus.

En 2011/2012, tu deviens le vice-capitaine. Qu'est que cela change pour toi ?

C’est une reconnaissance du staff, une confiance et des responsabilités d’exemple supplémentaires. Cela n’a pas changé énormément de choses, j’ai peut-être pris un peu plus la parole mais avec l’ancienneté et l’âge, ce serait peut-être venu même sans ce statut là. C’est surtout un grand bonheur, une grande fierté de porter le brassard du Stade Rennais.

En Coupe d'Europe, vous visitez des stades mythiques. Comment as tu vécu cela ?

Même si on a tendance à l’oublier, le stade de Tbilissi est un stade immense. Après, il y a le Maracaña de Belgrade avec une ambiance indescriptible et une victoire même si l’équipe de Belgrade n’était pas à la hauteur de son public. Le Celtic Park et Vicente Calderon en plus, ce sont des grands stades d’Europe dans l’histoire du foot. C’est grâce à la Coupe d’Europe qu’on peut connaître ses ambiances là.

En Coupe de France, beau parcours puis il y a Quevilly. Que peux tu nous en dire ?

Le parcours était très difficile avec que des Ligue 1 : Nancy, Nice, Evian et Valenciennes. Notamment un match très difficile gagner aux penaltys à Nice. Enfin, il y a Quevilly : une demi-finale contre le petit poucet. Quevilly fait son match mais sans être extraordinaire. Nous, on est pas là à partir du moment où l’on a marqué. Il y a ce statut de favori qu’on a peut-être du mal à assumer aussi. Après avoir ouvert le score, on se dit peut-être qu’on a fait le plus dur. En face, ils n’ont plus rien à perdre et se lâchent complètement. Pour moi, ce n’est pas plus digéré que la finale de Coupe de France. De ça, je m’en souviendrais tout le temps.

"J’ai une relation particulière avec les supporters rennais donc MERCI pour ça !"

Tu es l'un des rares joueurs à avoir été carté au RCK. Pourquoi cette démarche ?

Après la soirée des 20 ans du RCK contre Lorient, on m’a sollicité pour passer au local. Je m’étais dit que si je n’y allais pas ce soir là, je n’irais jamais. Après la rencontre, j’y suis allé avec Benoît Costil boire quelques verres. La soirée a été longue et ils m’ont offert la carte du kop. Cela m’a fait énormément plaisir.

Selon toi, que manque t’il au club pour cesser de buter sur la dernière marche et aller chercher un titre ?

C’est la question que l’on nous pose à chaque fois et on ne trouve toujours pas la bonne réponse. La banderole "elle mesure combien la dernière marche" était assez pertinente. Cette marche là est la plus dure à franchir. Il faut du temps et les grosses machines qui sont devant nous ont énormément d’avance. Il faut rester à cette place là le plus longtemps possible et forcément un jour ça basculera. Il faut être patient surtout.

Y a t'il une équipe qui te fait rêver depuis toujours ?

Le Real Madrid. L’un de mes premiers maillots a été celui d’Emilio Butragueño, un maillot blanc et mauve. Il y a eu Raul et Zizou ensuite.

Tu as des modèles actuels ou passés dans le foot international ?

Le modèle français à mon poste reste Willy Sagnol qui avait tout le bagage de l’arrière droit.

S'il fallait dresser un onze idéal des joueurs que tu as connu à Rennes quel serait-il ?

Petr Cech – Mario Melchiot, John Mensah, Petter Hansson, Cyril Jeunechamp – Yann M’Vila, Etienne Didot – John Utaka, Yoann Gourcuff, Olivier Monterrubio – Alexander Frei.

Mario Melchiot était un très grand joueur et un très grand monsieur qui m’a beaucoup aidé quand j’ai débuté. Pareil pour Petter Hansson. Je m’entendais très bien avec Cyril Jeunchamp, un super mec. John Utaka, je l’aurais bien mis à gauche puisqu’il s’est découvert ce poste cette saison avec Montpellier mais c’est pas possible avec Monterrubio, incontournable. J’oublie certainement des grands joueurs...

Twitter : "Si j’avais été supporter, ça m’aurait plu de pouvoir communiquer avec les joueurs"

Tu t'es rapproché des supporters notamment via les réseaux sociaux. Qu'est ce qui te botte dans tout cela ?

D’avoir un rapport avec les gens, de pouvoir écouter ce qu’ils ont à dire et de communiquer avec eux. Si j’avais été supporter, ça m’aurait plu de pouvoir ainsi communiquer avec les joueurs. Il y a des noms qui reviennent assez souvent et qui sont très pertinents dans leurs remarques.

Les stages de ton ami William Stanger, tu les parraines cet été, que peux tu m’en dire ?

C’est surtout soutenir William Stanger dans ce pari car ce n’est jamais évident de se lancer dans des trucs comme ça. Je l’ai connu à Ploufragan puis on s’est suivi à Rennes. Je lui donne un petit coup de pouce. J’ai fait des stages quand j’étais gamin et c’est toujours sympa d’intensifier ainsi le football durant l’été. J’essaierai d’être présent sur ces stages mais ce sera en fonction de mon actualité (rires).

Avec 189 matchs au compteur, ça te fait quoi d'avoir fait plus que Didot, Grégoire, Gourvennec ou Wiltord ?

J’avais vu ce classement récemment sur ROUGE Mémoire. Cela montre que j’ai accompli du chemin au Stade Rennais et que je vais laisser une trace.

L’Euro débute. Tu le sens comment pour la France ?

La France est en reconstruction avec Laurent Blanc. C’est sa première grande compétition comme sélectionneur national. On attend un peu moins la France que lors des précédentes compétitions internationales. Cela leur convient tout à fait je pense, il y a moins de pression. Je vois bien la France dans le dernier carré. Les Bleus sont toujours plus à l’aise contre les grandes équipes et je pense qu’à l’Euro, le niveau est quand même plus élevé au moins au 1er tour.

Un mot de la fin à l'adresse des fans ?

J’ai une relation particulière avec tous les supporters du Stade Rennais donc MERCI pour ça, pour toutes les marques d’affection que je reçois quand ça va bien et quand ça va moins bien. Et Vive le Stade Rennais ! Mon rêve à Rennes est de jouer la Champion’s League au Stade de la Route de Lorient ou de soulever la coupe.

Tes fans ont démontré leur envie de te garder via Twitter avec le #ResteAvecNousLaDanze. Comment l'as tu vécu ?

Le 4 juillet 2012 au lendemain de ses 26 ans, Romain Danzé annonce qu'il reste au SRFC

Qu'est ce qui t'aurait le plus manqué si tu avais quitté Rennes ?

Cela fait 11 ans que je suis au Stade Rennais et donc il y a des relations que j'ai créé avec des joueurs, des supporters et des gens du club. Il y a aussi ma qualité de vie à Rennes que j'ai construite et que je n'avais pas envie de perdre. C'est tout un ensemble.

Il y a deux joueurs à ton poste (latéral droit) dans l'effectif avec Kevin Théophile-Catherine et Dimitri Foulquier, que peux tu nous dire d'eux ?

Kevin a très peu joué à droite donc j'aurais un peu de mal à le juger. Mais à gauche, il a fait une dernière saison monumentale. Par rapport aux joueurs de l'équipe de France, il ne lui manque que d'avoir disputé la Champion's League. Concernant Dimitri, il a des qualités physiques exceptionnelles. Il n'a que 18 ans donc il faut lui laisser le temps mais je pense sincèrement qu'il deviendra un très très grand joueur.


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